Arthur Neilson,
Né
dans le quartier new-yorkais du Queens, Arthur Neilson commence à se frotter à
la guitare en autodidacte, dès l’âge de quinze ans, sur un modèle électrique
Teisco Del Rey. Il développe peu après sa connaissance du répertoire
acoustique et le style finger picking. La découverte du guitariste Albert King
est pour lui une révélation et le laisse définitivement " accro "
au blues. C’est en jouant sur tous les disques qui passent à sa portée qu’Arthur
développe son style de guitare dynamique, agressif et proche des racines du
genre. Au début des années 70, il répond à une annonce parue dans le Village
Voice (cherchons guitariste de blues) et se trouve propulsé au coeur de la scène
de blues new-yorkaise. Cela lui donne l’opportunité d’accompagner la
regrettée Victoria Spivey et de faire le boeuf avec James Cotton et Hubert
Sumlin.
Très
rapidement, le téléphone d’Arthur ne cesse de sonner, tant son style de
guitare est recherché. Il lui arrive même de jouer dans sept groupes différents
en même temps. Il est, en effet, à l’aise dans tous les genres : Rock
n’roll, Rockabilly et Country. À cette époque, Il collabore également avec
le légendaire Otis Rush, ainsi qu¹avec Ronnie Spector et les Commitments.
C’est
dans les bars et les clubs de New York comme le Dan Lynch Blues Bar, le Lone
Star Cafe, le Manny’s Car Wash ou le Tramps que le protégé de Popa a façonné
son style. Ces clubs lui permettent, surtout, de jouer avec certaines de ses
plus grandes influences (B.B. King, Buddy Guy, Roy Buchanan, Danny Gatton,
Albert King. Ce dernier déclarant, après une de ses performances : "
C’est clair que ce type sait jouer ! ".
En 1998, Shemekia Copeland demande à Arthur de devenir son guitariste de scène et il la suis toujours depuis lors. Il participe d’ailleurs à "Wicked", le dernier album de Shemekia. En 2001, Popa Chubby propose à Arthur de participer à son projet discographique " Popa Chubby presents New York City Blues N° 1 ". Le guitariste enregistre pour l’occasion quatre titres dont "Fenderbender" qui démontre de façon flamboyante l’agilité de sa technique de manche. Voici ce qu’en dit Popa Chubby, qui depuis, a produit et réalisé ses deux albums solos : "Qu’il tourne, qu’il enregistre ou qu¹il se décontracte, Arthur est toujours en train de faire ce qu’il préfère par-dessus tout : jouer de la guitare."